Atelier de lecture-recherche

Parhélie asbl
45 avenue Jacques Pastur
1180 Uccle
Une fois par mois, le jeudi soir de 20h30 à 22h30,
de septembre à juin
Chaque 4ème jeudi du mois
Première rencontre :
le 22/10/20

Immanence et psychanalyse :

 

Selon un axe de travail que nous avons intitulé Immanence et psychanalyse, nous avons d’abord lu deux livres d’un même auteur :

    • Pierre Zaoui, La traversée des catastrophes, Philosophie pour le meilleur et pour le pire, Paris, Seuil, « L’ordre philosophique », 2010
    • Pierre Zaoui, Spinoza, La décision de soi, Bayard, 2008.

 

Pour donner suite à ces deux lectures, nous avons abordé deux nouveaux textes :

    • en lecture explicite : Gilles Deleuze, Empirisme et subjectivité, Essai sur la nature humaine selon Hume, Paris, PUF, 1953
    • en nous y rapportant implicitement : Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ? Paris, Minuit, 1991.

 

Ces premiers travaux de l’atelier de lecture-recherche ont permis d’aboutir à une publication :

    • Pascal Nottet, Qu’est-ce que la psychanalyse ? avec Deleuze et depuis Hume, Louvain-la-Neuve, EME Éditions, « Lire en psychanalyse », Avant-propos de Jean-Luc Yerlès, 2020.

 

Nous comptons poursuivre ces investigations en entamant la lecture d’un ouvrage trop peu lu :

    • Félix Guattari, Cartographies schizoanalytiques, Paris, Galilée, 1989.

 

Voici la présentation que Guattari fait lui-même de son travail (cf. la quatrième de couverture) :

Ce livre réunit les matériaux d’une recherche en cours et quelques monographies schizoanalytiques. L’élaboration théorique se veut ici essentiellement spéculative, sans prétendre pour autant surcoder pied à pied les pratiques de la subjectivité : elle voudrait seulement contribuer à leur donner de l’air. Afin qu’on ne puisse la laisser de côté, elle tend à fonder la problématique de l’énonciation à partir de quatre paramètres : les Flux sensibles et signalétiques, les Phylum de propositions machiniques, les Territoires existentiels et les Univers de référence incorporels. Aucun discours “psy” ne peut se soutenir s’il ne s’engage pas dans la mise en place conjointe, sous un nom ou sous un autre, de ces quatre dimensions.

À cet égard, le roman familial d’un névrosé se situe sur le même plan que le roman épique de la théorie psychanalytique : l’un et l’autre ne trouvent leur efficacité que dans la mesure où ils parviennent à donner consistance à un Agencement d’énonciation. Au-delà de la signification et de la dénotation, c’est la fonction de récit a-signifiant qui joue là, comme dans les sociétés archaïques, le rôle de support essentiel d’une subjectivité en acte – individuelle ou collective. Le caractère fragmentaire des développements présentés ici correspond au fait qu’aucun récit ne peut prétendre se soutenir comme récit de tous les récits, sauf à sombrer dans un réductionnisme dogmatique. Il faut, dans ce domaine, savoir s’arrêter à temps, pour que puissent s’ouvrir d’autres champs de possible !

En fait, c’est beaucoup plus sous un paradigme esthétique qu’un paradigme scientifique-scientiste que se situent les présentes recherches.

Contacts :

  • 0486/57.09.29
  • pascal.nottet9@gmail.com