L’Angoisse (Lacan, 1962-1963)

 
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Une lecture de ce séminaire est proposée par Guy Mertens.

Pour sa dernière année d’enseignement à l’Hôpital Sainte-Anne, Jacques Lacan précise sa théorie de l’objet “a”.

Le définir, là où se noue le rapport de l’angoisse au désir, n’est pas une mince affaire : ses affirmations sont parfois aléatoires, toujours complexes, mais l’année 1962-1963 constitue une étape décisive dans le déroulement des séminaires que les suivants prolongeront, en enchaînant des interrogations nouvelles sans remettre en cause les fondements théoriques.

Freud, “incompris, fût-ce de lui-même”, avançait, dans “Inhibition, symptôme, angoisse”, que celle-ci était le signal de la perte d’un objet. Or, pour Lacan, l’objet, on l’ignore. L’objet “a” est la cause du désir et non pas sa visée. Il est ce qui se perd dans la construction originelle du sujet. Il est un réel irréductible, “un manque auquel le symbole ne supplée pas ».

Mais ce qui est essentiel dans les propos de Lacan tient au fait qu’il avance que ça n’est pas la nostalgie de cet objet qui engendre l’angoisse, mais son imminence. C’est quand le manque vient à manquer qu’elle surgit, rapportant l’angoisse de castration “au danger non pas d’une perte mais de la perte d’une perte”.

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