De Spinoza à Lacan – Autre Chose et la mystique

De Spinoza à Lacan – Autre Chose et la mystique

Présentation du livre de Hubert Ricard :
“De Spinoza à Lacan – Autre Chose et la mystique”,
par Jean-Louis Chassaing

 

EME et interCommunications
Collection “Lire en psychanalyse” dirigée par Christian Fierens et Guy Mertens
Bruxelles, 2015

 

Notre connaissance à propos des relations, dans l’œuvre de Lacan, de celui-ci avec les philosophes était enrichie par le livre de Pierre-Christophe Cathelineau : Lacan, lecteur d’Aristote : Politique, métaphysique, logique  (le Discours Psychanalytique, éditions de l’Association freudienne internationale ; 1er mars 2002). Le livre d’Hubert Ricard cite, voir confronte, fréquemment les théories aristotéliciennes avec ses autres analyses présentées ici, celles de Spinoza mais aussi d’Averroès, entre autres, et la référence aristotélicienne est présente au long de cet ouvrage, sans plus de présentation d’ailleurs par rapport à « ses » sujets essentiels traités ici.

D’une autre façon, et sur un autre plan,  un Lacan et Pascal publié dans la revue La Célibataire (N° 13, automne 2006) développe les textes et les discussions animées dans un colloque en juin 2002. Mais c’était plutôt « avec », et à l’encontre de Descartes que Spinoza élaborait sa doctrine.

Voici donc dans la sérieuse et intéressante collection dirigée par Christian Fierens et Guy Mertens, « Lire en Psychanalyse », un livre qui nous éclaire sur « les relations » de Lacan avec Spinoza. L’auteur précise sur la fin de cet important et très savant parcours : « Lacan n’est ni ne se veut philosophe mais cela ne l’empêche pas d’être rigoureux : on peut dire qu’il recherche des articulations conceptuelles et plus radicalement et au delà, des écritures pour lesquelles il utilise des éléments mathématiques… ».

Hubert Ricard fait référence ici non seulement aux mathèmes ou, antécédemment, à la logique de la philosophie, mais, et ce sera un des chapitres importants de ce livre, à l’attention toute particulière que Lacan porte aux distinctions dans le langage, et dans la pratique de la psychanalyse, à propos du sens, de la signification, de la nomination etc.  Nous pouvons dire aussi à propos de la transmission, si mission il y a et si elle est possible – ceci en référence au réel. C’est dire aussi la rigueur avec laquelle Hubert Ricard considère la philosophie, rigueur en son sens le plus noble si l’on peut dire, non pas rigide mais selon une certaine droiture, avec une grande honnêteté intellectuelle. Que l’on retrouve tout au long de cet ouvrage difficile et passionnant.

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