L’exigence du trois (1)

L’exigence du trois (1)

Les trois dit-mensions

Consentir à l’inconscient c’est consentir à ce que certains événements, certaines choses, certaines représentations soient et restent incompréhensibles. À partir de là, on peut se contenter de ne pas comprendre sans répondre ou bien attendre une réponse à cette incompréhension. Je m’occuperai ici de la réponse possible.

D’où viendrait cette réponse!?

Y aurait-il un lieu de savoir, un supposé savoir qui viendrait pallier à l’incompréhensible inconscient!? Dans ce sens, le « transfert » concernerait le transfert d’un savoir comme connaissance à partir duquel l’inconscient deviendrait compréhensible. Un savoir viendrait mitiger le non-savoir de l’inconscient. À partir de ce qui n’est pas l’inconscient, on trouverait une réponse à l’inconscient. On se détourne de l’inconscient proprement dit dans l’espoir d’un savoir suppléant, d’une Providence qui pourrait nous sauver. Les choses sues qui viennent providentiellement répondre à l’inconscient sont évidemment disjointes de l’inconscient.

Doit-on au contraire attendre la réponse de l’inconscient lui-même!? Il est évidemment absurde d’attendre un savoir positif, noématique (une connaissance), à partir du non-savoir de l’inconscient (une non-connaissance). Pourtant le non-savoir est déjà la poussée vers un savoir, vers l’exercice d’un savoir noétique, vers l’invention à partir de ce qui ne se sait pas. Cet exercice du non-savoir vers le savoir à partir du non-savoir est structuré. Cette structure est aussi sous-tendue par l’espoir, mais ici l’espoir se porte sur l’exercice de l’inconscient lui-même dont il s’agit d’être dupe. Autrement dit, nous restons dans le champ de l’inconscient!; nous restons connectés à l’inconscient.

Cet espoir, que nous pourrions nommer l’optimisme1 du connectif, est fondé sur la connexion avec l’inconscient, sur une structure (de savoir) qui est d’une seule pièce, sur une structure connexe2. L’exercice du savoir reste connecté non seulement avec tout ce qu’il peut accumuler de savoir, mais surtout avec le non-savoir qui le sous-tend. Je me propose ici d’expliciter non pas les résultats de diverses choses sues (connues) ou à savoir (à connaître) qui pourraient venir apporter une certaine réponse à l’inconscient, mais bien la structure des processus psychiques.

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